Un plongeon dans le monde de la danse orientale



Un plongeon dans le monde de la danse orientale

Cette semaine, je plonge dans l’inconnu et j’essaye pour vous la danse orientale. Étant davantage habituée à la danse classique, la danse moderne ou encore les entraînements fitness, les déhanchements de la danse orientale n’ont rien de naturels pour moi. Je me laisse donc aller à la découverte totale avec la professeure Amalia Maksoud.

J’arrive dans le studio un mardi soir, alors que les participantes sont regroupées au centre de l’espace en train de parler. Elles ont l’air d’être amies ce qui rend l’atmosphère du studio très amicale, même si au début, j’occupe cette place inconfortable de « la nouvelle ». Seulement un instant ! Dès qu’Amalia m’accueille et me présente au groupe, une des élèves me lance très enthousiaste : « tu vas voir ce cours est génial »! Ce à quoi d’autres élèves acquiescent avec le sourire. J’ai bien hâte de voir ça !

Le cours commence avec une succession de répétitions de mouvements très précis et isolés dans le bassin et dans la cage thoracique : translation latérale, translation horizontale, rotation etc. La danse orientale m’apparaît tout de suite comme une coordination très minutieuse qui demande beaucoup de concentration. En plus, ces petits mouvements qui n’ont l’air de rien à première vue, font réellement travailler la musculature en profondeur. Ça ne prend pas longtemps pour que je sente mes muscles brûler. De plus, même si le travail cardio-vasculaire reste léger et progressif, il est bel et bien là. Après un échauffement d’une bonne demi-heure, je commence à comprendre un peu mieux les dynamiques de base de la danse orientale. Aussi parce qu’Amalia utilise fréquemment des termes de ballet qui font davantage partie de mon vocabulaire. À ma grande surprise, le ballet et le baladi communiquent beaucoup. « Il y a beaucoup de notions de ballet en danse orientale, mais c’est juste que tout est arrondi et moins linéaire » m’explique Amalia. « On travaille avec l’énergie de la lourdeur et de la fluidité au lieu de celle de la légèreté et de la linéarité comme en ballet ».

Et puis la vitesse des mouvements s’accélère. Lent ça passait encore… Vite, c’est une autre histoire ! Un vrai défi de coordination. Impossible pour moi de garder la qualité du mouvement dès que j’augmente la cadence. Amalia m’avait bien précisé que ce cours est de niveau intermédiaire-avancé et je comprends pourquoi : « c’est un cours pour des gens qui sont initiés en danse orientale, qui ont déjà une base et qui cherchent à approfondir une technique solide ». Effectivement, je vois que les élèves ont un certain bagage et Amalia les pousse à se perfectionner avec des chorégraphies plus complexes à retenir et un rythme de plus en plus soutenu au fur et à mesure que la classe avance. Il faut garder le rythme, comprendre la musicalité orientale, retenir des chorégraphies, être précis dans le mouvement. Il y a de la rigueur et de la technique dans ce cours, même si l’ambiance reste décontractée et joviale.

 Passion et ouverture sur le monde

Amalia a un curriculum vitae impressionnant, que ce soit comme interprète ou comme enseignante. Elle commence par la danse classique et le ballet Jazz, elle passe par des formations reconnues comme l’École de danse contemporaine de Montréal. Alors qu’elle commence la danse orientale par curiosité, elle est rapidement repérée par la communauté arabe montréalaise pour ses facilités naturelles à comprendre la coordination et la musicalité du baladi. La voilà danseuse étoile dans le spectacle Shéhérazade et bientôt danseuse étoile dans une chaîne de restaurant au Liban. Elle a la danse dans le sang et l’envie de partager : une professeure passionnée et donc… passionnante ! On voit qu’elle sait de quoi elle parle, qu’elle connaît toutes les subtilités de la danse et qu’elle est capable d’en parler non seulement d’un point de vue gestuel et chorégraphique mais aussi culturel, historique, musical. « J’essaie tout le temps de développer ma carrière d’interprète et de rester à l’affût de ce qui se passe pour amener tout ça dans mon enseignement ».

Ce cours est un vrai plongeon dans le monde arabe. Il nous amène plus loin que le simple apprentissage de la danse. De plus, les élèves sont accompagnées en live par le percussionniste Phyras Haddad. « Il apporte le côté musicalité, mais aussi des notions culturelles car il est d’origine syrienne » m’explique Amalia. Pour elle, dans ce cours de danse orientale il s’agit aussi « de découvrir une autre culture, de s’ouvrir à l’autre, d’aller chercher des notions culturelles, et historiques qui nous aident à mieux comprendre les gens d’origine arabe qu’on côtoie au quotidien. Le cours apporte une compréhension et une ouverture d’esprit parce qu’on se confronte, on se pose des questions par rapport à des faits culturels et à des différences ». Plus qu’un cours de danse, c’est aussi un cours sur la vie qui fait du bien au corps et au cœur.

 

Si vous aussi vous voulez améliorer votre compréhension de la danse orientale à un plus haut niveau, vous pouvez suivre le cours de Baladi avec Amalia Massoud et son atelier chorégraphique/troupe de danse amateur

 

Mélanie Boisliveau
Chargée de contenu numérique

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